Critique d’une bisexualité hétérocentrée

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours su que j’étais bi*. Toujours.

Pour mettre les choses dans leur contexte, j’ai eu une représentation gay autour de moi depuis que je suis enfant, limitée certes, mais néanmoins présente. Mon parrain est le mari de mon oncle. Je ne savais pas ce qu’était être gay et je ne crois pas qu’on ait un jour tenté de me l’expliquer ; mais ce couple, que j’ai toujours côtoyé, a normalisé dans mon esprit d’enfant qu’il n’y avait rien d’anormal à ce que des hommes décident de passer leurs vies ensemble.

En revanche, je pense que j’ai découvert assez tard l’existence des lesbiennes. Probablement aux alentours de l’adolescence et leur non représentation a forcément eu un fort impact sur les prémisses de mon analyse du monde. J’ai pu concevoir très tôt que les hommes pouvaient être en couple ensemble et même si par extension, je me doutais forcément que les femmes pouvaient en faire de même d’un point de vue théorique, en pratique je n’avais jamais eu l’occasion de le voir.

Par ailleurs, et je ne pense pas être la seule, les premières fois où j’ai entendu parler de lesbianisme autour de moi, celles qui ont été suffisamment marquantes pour que je m’en souvienne, c’était au collège. Le lesbianisme n’était pas présenté comme une orientation sexuelle et romantique à par entière ; c’était plutôt un sujet de moqueries visant des camarades femmes jugées trop proches les unes des autres, lorsque ce n’était pas uniquement un sujet de fantasme des hommes, qui n’avaient déjà pas grande difficulté à voir les femmes comme de simples objets de désirs, puisqu’il s’agissait de références à des films pornos lesbiens. Sans même parler du fait qu’aujourd’hui les films pornos lesbiens sont destinés à répondre aux fantasmes et désirs des hommes, je trouve marquant que pour de nombreuses femmes, leur découverte du lesbianisme corresponde à la découverte pour leurs congénères masculins du porno lesbien.

Digression vers l’idée d’une grève du sexe.

Depuis déjà plusieurs années, il est flagrant que les femmes sont plus exigeantes vis à vis des hommes qu’elles côtoient. C’est d’ailleurs mis en évidence par de nombreux discours masculinistes qui traitent d’une soit-disant misère sexuelle des hommes. Il serait nécessaire de faire un article à par entière pour traiter du sujet de la misère sexuelle mais je me contenterai ici de dire qu’il s’agit d’un concept sexiste au possible, puisqu’on traite toujours uniquement de présupposés besoins des hommes en matière de sexe, en niant totalement le fait que les femmes aient, elles aussi, des besoins sexuels. Mais surtout, on insinue que les femmes doivent du sexe aux hommes, qu’elles en aient envie ou non. La culture du viol n’est pas étrangère à ce phénomène. Que l’on soit un homme ou une femme, à condition de ne pas avoir certains handicaps qui ne le permettraient pas, on peut répondre soi même à ses besoins sexuels, que ce soit avec nos mains ou avec divers objets prévus à cet effet.

Cependant, malgré que les femmes soient peu à peu en train de multiplier leurs critères pour choisir leurs partenaires, et qu’elles ont de plus en plus de facilités à mettre fin à des relations (même de longue durée, même en ayant des enfants) : les relations hommes / femmes restent systématiquement inégalitaires. Avez vous déjà rencontré ne serait-ce qu’un seul homme qui n’a jamais rien dis, fais ou insinué de sexiste ? N’a jamais eu un comportement paternaliste ? Qu’il soit ou non capable de se remettre en question après, n’est pas le sujet. Moi, jamais.

Et si on exigeait que ce soit le cas en cessant d’avoir des relations avec les hommes ? Si on commençait par clamer que l’on est capable d’être uniquement entre femmes s’ils ne sont pas capables d’être irréprochables ? Pourquoi devrait on accepter de faire leur éducation s’ils ne sont pas capables de se remettre en question seuls ? Pourquoi sommes nous vu comme ingrates quand on explique pas patiemment quels sont les problèmes à quelqu’un soit disant plein de bonne volonté ? Franchement, flemme.

Je vous partage une petite anecdote en passant : il y a peu je discutais d’une grève des relations avec les hommes avec un sex friend qui n’est pas particulièrement porté sur le militantisme mais avec qui je peux en discuter sans problème. Il me surprend régulièrement à revenir sur des sujets à propos desquels nous avons discuté, pour me dire qu’il y a réfléchi et que finalement il me rejoint, ou pour poser des questions complémentaires. Il m’a répondu du tac au tac que si l’on faisait la grève du sexe avec les hommes, on obtiendrait tout ce que l’on souhaite ! Et je suis persuadée que les réponses seraient sensiblement les mêmes si l’on demandait à n’importe quel homme hétérosexuel.


Une looooonnnnggguuueee prise de conscience très personnelle.

Plus je navigue dans les réseaux féministes, plus je me rend compte que nous sommes nombreuses à nous percevoir comme bi mais à nous cantonner dans des relations hétéros, rarement par choix mais c’est néanmoins ce qu’il se produit factuellement.

C’est un sujet prédominant dans mon analyse actuelle de moi-même et de mes comportements, et je cherche à modifier cet état de fait me concernant. Comme je l’ai déjà dis dans des threads twitter où j’expliquais également pourquoi je ne conçois plus de vivre avec un homme et je n’ai plus la volonté de m’impliquer dans des relations amoureuses avec des hommes (dites moi dans les commentaires si un article sur le sujet vous intéresse), je n’ai plus envie de m’infliger des relations qui seront par définition basées sur mon exploitation et mon oppression. Je ne pense pas qu’à l’heure actuelle les relations interpersonnelles entre hommes et femmes puissent s’extraire des mécanismes patriarcaux. Cependant, c’est clairement plus simple à dire qu’à mettre en pratique et je ne peux prévoir ce qu’il se produirait si je tombais à nouveau très amoureuse d’un homme.

Ces choix se traduisent pour moi par le fait que j’ai arrêté d’enchaîner les hommes. Depuis un an a peu près, j’avais une vie sexuelle très active avec différents partenaires qui allaient et venaient dans ma vie au fil de nos envies et emplois du temps respectifs. Je ne regrette en aucun cas ces relations, c’est même une période de ma vie que j’ai beaucoup appréciée et qui m’a permis d’évoluer et de m’épanouir sur bien des points que j’avais laissé de coté auparavant, mais ce n’est plus ce que je souhaite aujourd’hui et factuellement, je n’ai entrepris aucune nouvelle relation avec des hommes depuis que cette décision à été prise, j’en vois encore certains, mais rencontrés auparavant.

Petite apparté : changer d’avis, changer de comportement, ne signifie pas renier ce que l’on faisait auparavant. Il s’agit juste d’être capable de comprendre ses propres attentes et d’accepter que celles-ci sont changeantes.

Je vois donc encore des hommes mais, peu, mieux choisis, bien moins régulièrement mais surtout avec l’idée ferme et non négociable que ces relations ne seront jamais de classiques relations amoureuses exclusives.

Plus j’analyse la situation, plus je me rend compte que mes prises de décisions sur le sujet forment en fait un système qui a pour but de me faire sortir d’une hétérosexualité que je perçois comme imposée puisque : oui, je suis bisexuelle ; oui, je le sais depuis toujours et je l’ai toujours dis mais factuellement, l’ai je mis en pratique ? Non, ou très peu.


L’impact de l’heteronormativité.

Cette prise de conscience fut pour moi une première étape, mais passé la révélation, il est nécessaire d’agir. Alors je me suis questionnée : pourquoi ai-je tant de facilités à pécho des hommes alors que j’ai tant de difficultés à aborder et mettre en place un climat de séduction avec des femmes, même lorsque je sais avec certitude qu’elles sont aussi attirées par les femmes et potentiellement par moi ?

J’ai d’abord cru que c’était une posture très personnelle, que j’étais simplement intimidée par les femmes, que ma faible expérience des relations avec elles me rendait incapable de faire les premiers pas et puis j’ai repensé à ce slogan, très utilisé par les féministes des années 70-80 mais malheureusement peu exploité : le privé est politique.** En flânant sur twitter pendant pas mal de temps, je me suis rendue compte, que ces constats que je faisais pour moi même étaient loin d’être isolées. Je n’étais pas seule. Je découvrait même que nous étions plutôt nombreuses à nous poser les mêmes questions et à nous sentir impuissantes face à une situation qui ne nous convenait pas vraiment. J’ai compris que ces sentiments que je voyais comme très personnels ne l’étaient en fait pas tant que ça. Tout d’abord parce qu’ils étaient très partagés mais surtout parce qu’ils étaient en fait révélateurs politiquement. Je ne voyais plus l’hétéronormativité comme un simple concept, j’étais confrontée personnellement à ses implications concrètes, ou en tout cas, à une partie d’entre elles.

La clef du problème était sous mon nez depuis le début. En revanche, je suis incapable de dire si je ne la voyais pas ou si je faisais simplement l’autruche par confort. C’était l’hétéronormativité de notre société qui rendait si simple à mes yeux les relations avec les hommes et si complexes celles avec les femmes. Mais lancer ça, comme ca, sans explications n’a que peu d’intérêts et pour le comprendre pleinement il va falloir se pencher sur les impacts que l’hétéronormativité a matériellement sur nos vies et la spécificité avec laquelle ça touche les femmes, puisque si l’on part du postulat que l’hétéronormativité est un outil de domination des femmes, il est évident que c’est parce que ce phénomène ne nous touche pas de la même manière que les hommes : la question gay et la question lesbienne ne peuvent pas être traitées de la même manière puisque les mécanismes de domination qui touchent les femmes qui sortent de l’hétérosexualité ne sont pas les mêmes que ceux qui touchent les hommes qui en font de même.

L’heteronormativité est directement issue du patriarcat puisqu’elle ne peut pas être conceptualisée sans la binarité homme/femme qu’il impose. L’heteronormativité sans le patriarcat ne peut pas exister. Il s’agit d’un outils qui permet de maintenir des schémas relationnels uniquement basés sur la reproduction et sur l’exploitation des femmes. Si l’on en croit Monique Wittig, les femmes qui sortiraient totalement de l’hétérosexualité, les femmes lesbiennes, ne seraient d’ailleurs plus vraiment des femmes. Néanmoins, si sortir de l’hétérosexualité permet de ne plus subir certains mécanismes du patriarcat, les lesbiennes restent perçues comme des femmes et ne subissent donc plus le sexisme uniquement dans la sphère du couple. Ce qu’une femme hétérosexuelle célibataire ne subit pas non plus. De plus le sexisme et les mécanismes oppressifs du patriarcat se manifestent dans nombre d’autres sphères et la lesbophobie que subissent les femmes lesbiennes est bien loin d’être enviable. D’autant qu’elles ne la subissent pas uniquement de la part des hommes, mais aussi des femmes et notamment de nombre de féministes.

L’homosexualité transgresse l’heteronormativité. Un homme gay se contente donc de transgresser cette hétéronormativité. En revanche, une femme lesbienne ne se contente pas d’une seule transgression : elle transgresse l’heteronormativité et du même coup, s’extrait d’une certaine forme d’exploitation du patriarcat, ce n’est ni acceptable pour les femmes, ni acceptable pour les hommes qui se sentent lésés d’un tel affront. L’heteronormativité est subis par les femmes pour profiter aux hommes. D’une certaine manière, un homme gay peut être considéré comme moins actif au sein du patriarcat : il ne tire pas profit des femmes au sein du couple. Ce qui semble d’ailleurs régulièrement faire pousser des ailes a certains hommes gays qui se sentent légitimes a traiter du féminisme ou a contredire des femmes qui en parlent. Bien qu’ils ne soient pas directement responsables de l’oppression de femmes au sein du couple, ils tirent néanmoins profit des femmes dans toutes les autres sphères de leur vie en société, et c’est d’une naïveté révoltante que de l’oublier.

L’importance de la représentation.

En réfléchissant toujours sur cette question d’une forme de bisexualité hétérocentrée, un autre problème qui en est issu m’est apparu : la représentation, ou plutôt en l’occurrence, le manque de représentation. Dans une société hétérosexuelle comme la notre, les médias culturels de masse présentent presque exclusivement des couples hétérosexuels. Les films, les séries, les livres, etc présentent rarement des couples qui sortent de ce schéma, et dans les rares cas où ils sont représentés c’est presque toujours parce que c’est utile à l’intrigue. On entend d’ailleurs très souvent des discours affirmant que c’est de la propagande militante que d’intégrer des couples non hétérosexuels dans des scenario où ce n’est pas nécessaire. Pourtant, dans la vie ces couples existent, et j’ai tendance à penser que si vous n’êtes pas capables de les voir autour de vous ou si vous n’en avez aucun parmi vos connaissances, il pourrait être capital de vous questionner sur votre homophobie. Je lance ça un peu comme un pavé sur une voiture de keufs, c’est clairement de la provocation ; mais si des couples gays et lesbiens existent en vrai (ce qui n’est pas vraiment à remettre en doute), il n’y a aucune raison qui ne soit pas de l’homophobie, pour que l’on ne les retrouve pas également dans les médias culturels narratifs.

Passé les aspects discriminants de la non représentation, cela fait également émerger de nombreuses questions : Comment mettre en place des choses dans sa vie quand on ne l’a jamais vu ? Quand finalement, on ne sait même pas que ça existe ? Comment peut on être sûre d’être hétéro dans une société qui est elle même hétérocentrée ? Comment nos choix peuvent être libres et éclairés quand on a pas connaissance des différentes possibilités qui s’offrent à nous ? Nous sommes nombreuses chez les féministes à nous questionner sur le poids des stéréotypes de genre et du patriarcat en général sur nos choix de vie. Et je pense que nous sommes d’accord de manière unanime pour admettre que nos vies seraient bien différentes dans un système différent, pour affirmer que nos choix, qu’ils aient été modelés par ou qu’ils aient été modelés en opposition à, doivent être analysées à la lumière des mécanismes patriarcaux ; alors pourquoi la majorité des féministes freinent des quatre fers quand il s’agit de se questionner sur l’hétéronormativité qui est intrinsèque au patriarcat ?

Déconstruire la perception de l’orientation sexuelle et romantique.

La sexualité et nos attirances romantiques semblent ne pas devoir être questionnées : « j’aime les hommes, c’est comme ça et je ne peux rien y faire », formule presque toujours teintée de regrets voir d’amertume chez les féministes ; « on ne choisit pas sa sexualité et ses attirances », etc. Mais finalement, en quoi n’est ce pas des choix ? On peut bien évidemment se questionner sur ce qui est conscient et ce qui ne l’est pas dans ces choix mais le voir comme une fatalité me semble être une erreur qui a des conséquences dramatiques, et surtout qui arrange totalement le patriarcat.

Je conçois que parler de choix est peut être une erreur, ou qu’il s’agit au minimum d’une formulation maladroite. En revanche, je n’arrive pas a comprendre comment on peut voir les orientations sexuelles et romantiques comme des fatalités, comme des caractéristiques innées lorsque notre féminisme (le mien en l’occurrence 😅 ) part du postulat que le genre est une construction sociale.

Si le genre est une construction sociale, le fait d’être hétéro, bi ou homo en sont également. C’est indissociable. Dans une société hétéronormative, nous sommes donc touTEs construitEs socialement pour être hétéro, et c’est pour cette raison que les hétéros sont si nombreuSESx. Je suis persuadée qu’il est totalement possible de déconstruire les orientations sexuelles et romantiques.

Affirmer qu’on est hétéro, que c’est comme ça, est un parti pris très limitant mais surtout, ça semble masquer des réalités sociales qu’on refuse de prendre en compte.

L’hétéronormativité est un des mécanismes patriarcaux les plus efficaces pour maintenir les femmes dans un carcan. Il serait donc temps qu’on prenne ce sujet au sérieux et il serait temps également que ce débat cesse de créer une scission entre les féministes, scission qui a d’ailleurs eu des conséquences désastreuses sur nos mouvements par le passé.

Finalement, il est assez simple d’expliquer d’où vient la prédominance des relations hétéros chez les femmes bis : hétéronormativité et représentation sont des mots qui suffisent à la résumé. En revanche, ce qui est plus important, c’est de se rendre compte a quel point cette prédominance peut avoir un impact sur l’avancement de la lutte contre le patriarcat. En effet, le patriarcat étant a l’origine même de la binarité homme/femme, l’abolition du patriarcat entraîne de fait l’abolition du genre et de donc de l’hétérosexualité. Si Monique Wittig conçoit le féminin comme étant marqué par rapport au masculin considéré comme neutre, on peut reporter ce schéma aux orientations sexuelles et romantiques : seule l’hétérosexualité n’est pas marquée, les autres orientations n’existe qu’en opposition à elle parce qu’elles sont différentes de ce qui est considéré comme neutre. C’est une nécessité que les femmes sortent de l’hétérosexualité matériellement et non pas uniquement conceptuellement, comme c’est le cas aujourd’hui, avec de nombreuses femmes comme moi qui vivent leur bisexualité uniquement par le prisme des relations hétérosexuels. Je ne dis pas que c’est simple, moi même je galère, mais nous sommes un problème sur lequel il est nécessaire de travailler. De plus, priver les hommes de relations avec les femmes est probablement un des moyens d’action les plus efficaces que nous possédons, et pourtant probablement aussi celui que nous exploitons le moins…


Cet article n’est pas parfaitement construit, il s’agit d’une réflexion. Les idées que je partage ici ne sont pas toutes arrêtées ; les critiques, références et autres remarques sont donc tout à fait bienvenue pour qu’on puisse en débattre ensemble et avancer. C’est le premier article a proprement parler de ce blog, c’est donc le bon moment pour vous dire que c’est le genre de contenu que je souhaite proposer ici. Il y aura également des thématiques qui seront constituées de plusieurs articles : la première, à venir courant février, traitera des violences conjugales, un sujet qui me tient particulièrement a cœur. Pour traiter des bases du féminisme, une chaîne youtube est en préparation… 🤫

À la semaine prochaine pour parler de faire l’amour pendant ses règles !


Notes :

*bi : loin de moi l’idée de remettre sur le tapis le débat bi/pan, personnellement je me considère comme bi parce que je ne vois pas la différence entre les deux et que je ne comprends pas l’intérêt d’avoir un second mot qui selon moi nous divise politiquement. C’est ma perception des choses. Définissez vous comme pan, grand bien vous fasse, mais si vous pouviez m’épargner des commentaires a ce sujet, je vous en serait reconnaissante.

**le privé est politique : ce slogan illustre parfaitement ma pratique militante puisque nombre de mes réflexions sur les sujets militants sont directement issus d’expériences personnelles. Si les théories militantes sont inapplicables, c’est qu’elles ne sont pas adaptées a la situation. Ça ne signifie pas qu’elles ne l’ont pas un jour été, qu’elles ne le seront pas, qu’elles ne le sont pas ailleurs ou qu’elles ne pourraient pas l’être avec d’autres protagonistes. Mais pour être pertinent, le militantisme doit s’adapter à sa temporalité, à sa localisation, a l’ensemble du contexte dans lequel il opère ; quand bien même ce n’est pas toujours facile a accepter.

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