( article en construction )
Au fil du temps, j’amasse tout un tas de ressources au sujet de la prison que je te relais à nouveau au gré des contextes. Il était nécessaire que je créé un endroit pour te répertorier tout ça et le rendre facilement accessible. Cette article sera augmenté au fur et à mesure. Vous pouvez également me suggérer différentes ressources par message privé sur mes différents réseaux.
Cet article vise à compiler des ressources. Je ne valide pas pour autant mot pour mot l’ensemble d’entre elles.
pour l’abolition carcérale sont considérées comme des utopistes et des idéalistes dont les idées seraient, au mieux, irréalistes et inapplicables et, au pire, mensongères et insensées. C’est dire à quel point il est difficile d’envisager un ordre social qui ne repose pas sur la menace de l’incarcération des individus dans des lieux épouvantables conçus pour les séparer de leurs proches et de leur communauté. La prison est considérée comme un élément si « naturel » qu’il est extrêmement difficile d’imaginer la vie sans elle.
« En anglais, le mouvement pour l’abolition fait généralement référence aux luttes anticarcérales. Ce mouvement recouvre les luttes contre les prisons, le système pénal, les forces de l’ordre et l’industrie qui tire profit de ce système. Ces luttes visent ainsi à mettre fin aux pratiques d’enfermement, de punition, de coercition, de contrôle social et de ségrégation. Il s’agit également d’expérimenter des façons non-oppressives de répondre aux besoins de sécurité, de résolution de conflits et de gestion de crises. Cependant, l’abolition est aussi un objectif central pour l’antipsychiatrie et l’antivalidisme, puisque la fin de l’institutionnalisation des personnes handies et psychiatrisées est une condition essentielle à notre émancipation. (…) Les recoupements entre les luttes antipsychiatriques et antivalidistes et les luttes anticarcérales sont multiples. La psychiatrie a un fonctionnement carcéral, tandis qu’en prison et centre de rétention, l’usage répressif des médicaments psychiatriques est banalisé. En outre, non seulement la police et les prisons sont en soi une source de traumatismes et de handicaps, mais on retrouve aussi en prisons un nombre considérable de gens qui sont là parce que leurs difficultés psychologiques ont été criminalisées. »
Cet article porte sur les mouvements abolitionnistes et les proches de personnes détenues, en particulier en France. Il s’appuie à la fois sur les expériences militantes de l’auteure et des analyses abolitionnistes et féministes. Il analyse de manière critique la place généralement faite aux proches de personnes détenues (en particulier les compagnes et les mères) dans les luttes abolitionnistes, mais aussi les contraintes spécifiques qui pèsent sur leur engagement politique. L’article propose enfin des pistes pour intégrer les proches de personnes détenues et les analyses féministes dans les luttes abolitionnistes.
La militante noire américaine Assata Shakur est mal connue, voire inconnue en France. La traduction de ce témoignage écrit depuis la prison pour femmes de Riker’s Island vise à faire connaître Assata Shakur en France, et à travers elle un pan occulté du mouvement de libération noir, en rendant accessibles en français des textes courts : entretiens, lettres ouvertes, témoignages. Le nombre de femmes dans les prisons américaines a explosé au cours des 30 dernières années, notamment du fait de la « guerre contre la drogue » dont les victimes sont en grande majorité issues des communautés noires et latinos. Il y a actuellement aux États-Unis plus de 200 000 femmes derrière les barreaux et plus d’un million en liberté conditionnelle ou en mise à l’épreuve.
Dans les cellules des quartiers disciplinaires (QD), les conditions de détention sont encore plus intolérables que dans le reste de la prison. Isolées du reste de l’établissement pénitentiaire, elles sont le lieu où des dizaines de prisonnier·ères meurent chaque année dans des conditions obscures.
C’est pour cela que le mitard est aussi appelé « cachot », « couloir de la mort », « cellule d’incitation au suicide » par les prisonnier·ères et leurs proches.
Fermer les mitards et les quartiers d’isolement qui humilient, détruisent, tuent jour après jour les prisonnier·ères est une urgence absolue ; c’est aussi le début de la fin des prisons.
« Prison Insider est une plateforme de production et de diffusion d’informations sur les prisons dans le monde. Son objectif est d’informer, comparer et témoigner sur les conditions de détention au regard des droits fondamentaux.
À cette fin, Prison Insider recense et vérifie les données disponibles ; produit des informations, des connaissances et des savoirs et les rend accessibles au plus grand nombre (vulgarisation, diffusion, traduction,…). Prison Insider développe, mobilise et anime un réseau diversifié d’acteurs impliqués à travers le monde. Sa finalité est de donner les moyens d’agir. »
Ce livre fonctionne comme un abécédaire, un manuel, une boîte à outils, un dictionnaire amoureux, dans lequel échanger des idées, affûter des armes, écouter des voix, partager des expériences et des pratiques, vibrer pour des luttes présentes. Il s’adresse à tous·tes : il contient à la fois des ressources et foisonne de références utiles, de notions, mais il est fabriqué par des plumes et des voix, des points de vue situés sur des retours d’expériences collectives, des itinéraires politiques et intimes, des réflexions et des rétrospections sur des parcours, des engagements, des révoltes et des espoirs. En pluralisant les styles, en se situant à la fois du côté de la théorie et de la pratique, de la création, des écritures au « nous » et au « je », il témoigne de la force d’une approche féministe de l’histoire intellectuelle et politique.
Croisant histoires familiales, théories politiques et faits historiques, l’auteure démontre en quoi les mouvements féministes du XXIe siècle doivent davantage prendre exemple sur le féminisme populaire de l’époque.
» L’Envolée se veut un porte-voix pour les prisonniers et prisonnières qui luttent contre le sort qui leur est fait. Le journal publie des lettres, des comptes rendus de procès, et des analyses sur la société et ses lois.
Le journal prolonge le travail mené par des émissions de radio qui maintiennent un lien entre l’intérieur et l’extérieur des prisons, hors du contrôle de l’administration pénitentiaire (AP).
Le journal est réalisé par des ex-prisonnier·e·s, des proches de prisonnier·e·s et d’autres qui savent que la prison plane au-dessus de nos têtes à tous. Il est primordial de faire exister la parole des prisonnier·e·s qui sont les mieux placés pour décrire leur quotidien, dénoncer leurs conditions de détention, les violences qu’ils et elles subissent et critiquer la prison. «
Podcast qui part du témoignage d’un homme qui a été incarcéré au Sud de Madagascar pour traiter du sujet de la prison. Un témoignage poignant qui se soit d’être entendu. « Tranomaizina » est le mot pour désigner la prison, il signifie aussi « maison sombre ». Différents sujets autour de la prison vont être abordé. La nourriture, la vie à l’intérieur, les relations entre détenus, mais aussi la surpopulation carcérale et la violence de cet environnement. Finalement, on part du quotidien pour apercevoir les dimensions systémiques du carcéralisme. Un podcast qui met l’humain au centre pour nous permettre de mieux comprendre ce que la prison fait à l’humanité.